Vins

En Champagne, une nouvelle vague de vignerons Ă©colos


Le soleil qui éclaire la route départementale vers Crouttes-sur-Marne, dans l’Aisne, est éclatant en cette matinée d’octobre. La bourgade, qui compte une douzaine de petits producteurs de champagne, se situe aux confins occidentaux de la vallée de la Marne, l’une des quatre grandes régions du terroir champenois et fief du pinot meunier. Notre trajet ondule le long des croissants de la rivière scintillante sous une lumière vive qui laisse apparaître les premiers coteaux où la vigne a répandu ses teintes automnales, du jaune d’or au rouge sang. Le spectacle est magnifique.

Nous avons rendez-vous avec Vincent Desaubeau, le fils de Françoise Bedel, de la maison de champagne du même nom, l’une des pionnières en biodynamie dans cette région, depuis le milieu des années 1990. Solide gaillard dans la quarantaine, issu de la troisième génération de ce domaine familial de près de 9 hectares, Vincent a rejoint sa mère en 2003, à un moment où la réputation de leurs cuvées était encore à faire :

« Je tairai le nom des grands sommeliers de palaces et de restaurants étoilés qui, à cette époque, nous toisaient et ne daignaient même pas goûter notre production. A leurs yeux, nous ne correspondions en rien à ce que devait alors représenter le champagne. »

Vincent Desaubeau, propriétaire de la maison Francoise Bedel & Fils, à Crouttes-sur-Marne (Aisne), le 26 octobre 2020. (YANNICK STEPHANT POUR « L’OBS »)

A cette époque pas si lointaine, il fallait avoir un certain goût du risque et de l’aventure

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